EAN13
9782213662749
Éditeur
Fayard
Date de publication
16 avril 2014
Collection
LITTERATURE FRA
Série
Sur Arthur Rimbaud
Nombre de pages
1350
Dimensions
24 x 17 x 5 cm
Poids
1614 g
Langue
fre

4, Sur Arthur Rimbaud T. 3, Correspondance Posthume. 1912-1920

Jean-Jacques Lefrère

Fayard

Prix public : 54,90 €

© Librairie Arthème Fayard, 2014. Couverture : © Guilhem Nave Illustrations : Couverture : Arthur Rimbaud en premier communiant (détail). © Bibliothèque nationale de France. Dos : Arthur Rimbaud à Aden (détail). Collection particulière. Quatrième de couverture : photographie de Paul Demeny. Album de Sainte-Barbe (Auguste Muriel, 1868, Imprimerie V. Goupy). © Bibliothèque Sainte-Geneviève, Paris. Fonds ancien, 4 Z 2200 INV 2287 FA. Ouvrage édité avec le soutien de la Fondation d'entreprise La Poste La Fondation d'entreprise La Poste a pour objectif de soutenir l'expression écrite en aidant l'édition de correspondances, en favorisant les manifestations artistiques qui rendent plus vivantes la lettre et l'écriture, en encourageant les jeunes talents qui associent texte et musique et en s'engageant en faveur des exclus de la pratique, de la maîtrise et du plaisir de l'expression écrite. ISBN : 978-2-213-68474-1 Présentation et notes de Jean-Jacques Lefrèreimage Avant-propos Ce projet de correspondance de Rimbaud et de documents sur Arthur Rimbaud comprendra in fine sept volumes. Trois sont déjà parus : le tome I, en 2007, était une édition de la correspondance de Rimbaud au cours de la période 1869-novembre 1891, date de la mort du poète ; le tome II (2010) contenait les lettres, documents et articles écrits à son propos sur la période 1891-1900 ; le tome III (2011), ceux de la période 1901-1911. Le présent volume couvre la période 1912-1920. Si les Éditions Fayard, le Centre national des Lettres et la Fondation La Poste leur prêtent vie, il en paraîtra encore trois autres, avec les textes des années 1921 à 1935. L'exhaustivité ne pouvant caractériser ce chantier permanent, ce tome IV contient — comme les précédents et certainement comme les suivants —, en un addendum placé en fin de volume, les documents mis au jour depuis la parution des tomes antérieurs et qui auraient dû, de par leur date, y trouver place. L'appel que nous lancions dans un tome précédent à propos des écrits à inclure dans cette série a été entendu, de sorte que, tout en exprimant notre reconnaissance aux chercheurs et aux collectionneurs qui nous ont contacté, nous réitérons ici cet appel, les Éditions Fayard acceptant de continuer à jouer les boîtes à lettres (13, rue Montparnasse, 75006 Paris). Peut-être même se trouvera-t-il quelque lecteur à même de nous fournir les documents sur lesquels nous n'avons pas réussi, pour des raisons variées, à mettre la main, tout en ayant leur référence plus ou moins précise. De ces documents qui auraient dû figurer dans ce volume, une note de bas de page donne le détail. Nous avons conservé le mode de présentation qui a été celui des tomes antérieurs et qui sera celui des suivants. Le texte est ainsi doté d'un double système de notation : les notes de bas de page du document d'origine sont données à la fin de ce document, nos propres notes étant reléguées en bas de page et imprimées en plus petits caractères. Par ailleurs, c'est de manière volontaire que les variantes orthographiques n'ont pas fait l'objet d'une harmonisation, que rien au demeurant ne justifiait. Ce tome, comme les précédents, contient un index des noms cités, et le dernier de la série mettra à la disposition du lecteur un index général des sept volumes, ainsi qu'une petite collection d'errata, dont près de neuf mille pages ne sauraient être exemptes. Pour un repérage facile, chaque lettre est surmontée, en haut de page, d'indications sur l'épistolier et le destinataire, la date et le lieu où elle fut écrite, quand ils sont connus, ce qui n'est pas toujours le cas. Un astérisque définit les documents dont le texte original — lettre ou article — a pu être contrôlé, son absence signifiant une carence de vérification sur un autographe ou sur son fac-similé. Selon le contexte, pour des raisons de clarté et de meilleure lecture, nous avons souvent développé entre crochets des termes abrégés par l'épistolier — v[ou]s, m[anu]s[crit], dir[ecteur], etc. — mais avons respecté toutes les graphies rencontrées, qu'elles soient fautives, fantaisistes ou simplement d'époque, sans chercher à moderniser l'orthographe, à partir du moment où le propos était d'un sens limpide pour le lecteur d'aujourd'hui. La ponctuation, de même, n'a pas été systématiquement « améliorée », sauf par quelques signes entre crochets lorsque la négligence de l'épistolier rendait malaisée la lecture d'une phrase ou d'un paragraphe. Remerciements Nous adressons un simple mais sincère remerciement à ceux qui nous sont venus en aide pendant la préparation de ce volume et dont il nous plaît de mentionner les noms : Jean-Marc Canonge, Alban Caussé, Jeanne Caussé, Marc Danval, Catherine Delons, Jacques Desse, Rémi Duhart, Patricia de Fougerolle, Jean-Paul Goujon, Maurice Imbert, Pascal Lécroart, Bertrand Marchal, Patrick Martinat, Pierre Masson, Jean-Paul Morel, Steve Murphy, Alain Nicolas, Michel Pierssens, Monique Priou-Vimont, Patrick Ramseyer, Daniel Ridge, Clotilde Roullier, Jean-Louis Vergeade, Marie-Joséphine Whitaker, Guillaume Zeller. À Charleville, Alain Tourneux, conservateur du Musée Rimbaud, et Catherine Borot-Alcantara, conservatrice de la Médiathèque Voyelles ; au Centre Jacques-Petit de Besançon, Maryse Bazaud ; à la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Fatima El Hourd ; à la Société Paul Claudel, René Sainte-Marie Perrin, Marie-Victoire Nantet et Renée Nantet-Claudel. En Belgique, René Fayt et ses complices Jacques Detemmermann et Gilbert Stevens ; Bernard Bousmanne et Charlotte Belayew, de la Bibliothèque royale de Belgique ; Françoise Delmez, conservateur de la maison Losseau de Mons. En Italie, Enrico Ghidetti, Caterina Soffici, Carla Zarrilli, Roberto Fuda, et particulièrement François Livi et Syria Laperche, dont nos sollicitations ont toujours rencontré l'écho le plus bienveillant. En Espagne, Micaela Thorup ; en Suisse, Véronique Marti ; en Allemagne, Ute Harbusch, Tim Trzaskalik, Bénédicte Garraud ; aux États-Unis, Jean-Pierre Cauvin et ses collègues du fonds Carlton Lake, à Austin. Claude Durand, Olivier Nora, puis Sophie de Closets ont présidé à la publication de ces documents rimbaldiens, dont Sophie Hogg-Grandjean et Juliette Lambron ont été les éditrices avec un dévouement et une abnégation sans égal. 1912Bâtisses qu'occupa Rimbaud à Harar. Bâtisses qu'occupa Rimbaud à Harar. Année 1912 Un article de Paterne Berrichon dans le Mercure de France du 1er février explique le « mystère » du silence de Rimbaud par l'affaire de Bruxelles et défend l'« héroïque pureté » de la liaison avec Verlaine. Dans le Mercure de mars, Gourmont se gausse de ce plaidoyer pour la chasteté de cette liaison, doutant que les deux poètes « soient allés se réfugier dans des chambres d'hôtel uniquement pour chanter matines et convertir M. Claudel ». Pour faire comprendre au Mercure de France qu'il aurait tort de croire qu'il détient un monopole sur Rimbaud, et en réaction contre les attaques de Gourmont, Berrichon se montre disposé à faire bénéficier la NRf des inédits du poète ; Gide, qui déteste Gourmont, est ravi ; Claudel, qui déteste aussi Gourmont — pour des raisons différentes —, le sera aussi. C'est ainsi que la NRf d'octobre publie trois lettres de la période littéraire de Rimbaud, dont la plus importante est celle sur le poète « voyant », adressée le 15 mai 1871 à Paul Demeny. En avril, Berrichon publie la première partie d'une version « améliorée » de sa biographie de 1897, sous le titre Jean-Arthur Rimbaud. Le poète. Elle prend fin sur la prétendue destruction de l'édition d'Une saison en enfer par l'auteur. Rimbaud y est décrit comme un être pur et désintéressé, entouré de gens veules, médiocres, acrimonieux et jaloux de son génie. Izambard, notamment, est méchamment étrillé chaque fois que son nom est mentionné : accusé d'avoir attisé « la révolution dans l'âme illuscente de son élève », il proteste dans le Mercure de France du 16 juillet. La guerre entre l'ancien professeur et le beau-frère posthume bat désormais son plein. L'année 1912 est aussi celle d'un texte majeur, dont l'influence va être déterminante sur plusieurs générations de lecteurs de Rimbaud : une prése...
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